Introduction : Cette étude révèle que l’ouverture des sept sceaux n’a pas eu lieu comme un événement isolé, mais dans le contexte du jugement investigatif qui est mis en lumière dans les chapitres 4 et 5 de l’Apocalypse. Par conséquent, l’étude des sept sceaux est une étude du jugement investigatif. Elle révèle les cas de chaque génération depuis Adam jusqu’aux événements décisifs qui marquent l’ouverture du Jugement des vivants.
Pensée de prière : 9T:267 « Le cinquième chapitre de l’Apocalypse doit être étudié attentivement. Il est d’une grande importance pour ceux qui auront une part à jouer dans l’œuvre de Dieu en ces derniers jours.
Il y en a qui sont séduits. Ils ne se rendent pas compte de ce qui va venir sur la terre. Ceux qui ont permis que leur esprit s’obscurcisse au sujet de ce qui constitue le péché sont terriblement séduits. À moins qu’ils ne fassent un changement décidé, ils seront trouvés légers lorsque Dieu prononcera le jugement sur les enfants des hommes. Ils ont transgressé la loi et rompu l’alliance éternelle, et ils recevront selon leurs œuvres. » {9T 267.1}
Lire Apoc. 4 et 5
Dans ces chapitres, Jean le Révélateur a donné un aperçu prophétique du jugement. Le même événement fut révélé à Daniel :
Dan. 7:9 et Apoc. 20:4 – des trônes
Dan. 7:9 et Apoc. 4:2 – l’Ancien des jours ; quelqu’un était assis
Dan. 7:10 et Apoc. 15:2 – un fleuve de feu ; une mer de verre mêlée de feu
Dan. 7:10 et Apoc. 20:12 – des livres furent ouverts
Dan. 7:10 et Apoc. 5:11 – des milliers d’anges
Dan. 7:10 et Apoc. 14:7 – les juges s’assirent (l’heure de son jugement est venue)
Daniel vit le jugement se mettre en place et en fait mention deux fois. D’abord, après que la petite corne s’est élevée (Dan. 7:9, 10), et ensuite, avant que les saints possèdent le royaume (Dan. 7:22).
Jean vit le jugement en pleine session et le décrit en trois parties, en trois séances différentes : l’une avant la demi-heure (Apoc. 8:1), une autre après celle-ci, et une troisième pendant le millénium (Apoc. 20:11, 12).
Ces événements devaient avoir lieu « après » (Apoc. 1:1, 19), après l’époque de Jean.
Que représentent les symboles de l’assemblée judiciaire ?
La porte – la porte du lieu très saint. EW 42
Le trône – Celui qui y était assis est le Juge – Dieu le Père
L’arc-en-ciel – la fidélité de Dieu à ses promesses – Gen. 9:12-15 ; COL 148.1 – sa miséricorde divine – Ed 177.3.
Les 24 vieillards – le jury. Ils font partie de ceux qui montèrent au ciel avec Christ. Matth. 27:51-53 ; DA 786 ; EW184.
Les 7 lampes ardentes – la plénitude de la vérité ; l’Église (le chandelier) à travers tous les âges, guidée par le Saint-Esprit (les sept esprits) depuis le tout début par la révélation de la vérité.
La mer de verre – la mer dénote l’infini. Elle représente la vie éternelle sans aucune imperfection (semblable à du cristal).
Les quatre êtres vivants – quatre classes de saints (GC 665) – les accusés dans le jugement. Ils ne sont pas réellement présents – EW 54, 92. Ils sont représentés comme des bêtes, à l’instar des nations dans Daniel et l’Apocalypse. Apoc. 5:8, 9 – seuls des êtres humains ont été rachetés.
Remplis d’yeux devant et derrière – les yeux donnent la lumière au corps et procurent la vue, ce qui montre que le peuple de Dieu a eu une lumière suffisante (passée, présente et future) à chaque époque.
Le lion – la première période de l’Église, avant le système cérémoniel – d’Adam à Moïse.
Le veau – la période du système cérémoniel (de Moïse à la croix)
La face d’homme – de la croix à la période de la moisson – les 144 000 et la GM.
L’aigle – la période où l’Église doit être enlevée (les 144 000 et la GM).
Six ailes – la période pendant laquelle le jugement commence, au 6e sceau.
L’Agneau – Jésus comme avocat, prêtre (défenseur) – un agneau qui saigne, « comme immolé ».
Sept cornes – Jésus a la toute-puissance (Matth. 28:18)
Sept yeux – une vision complète – la connaissance (Ps. 139:12)
Les sept esprits de Dieu – l’Esprit de Dieu à l’œuvre en tous les âges. (Jean 14:26)
Beaucoup d’anges – ce sont des témoins. Ils consignent tous les événements et en rendent témoignage. GC 486.3.
Le livre – le livre de vie qui décide de la destinée de chaque homme. Ex. 32:33 ; Apoc. 13:8 ; 20:12 ; 22:19 ; GC 483.1 ; Col 294.1. C’est le seul livre qui soit attribué à Christ. Il doit donc être le même que le livre scellé de sept sceaux que Christ seul ouvre.
L’ouverture du livre scellé de sept sceaux
Remarquez que ce livre, qui est le même que le livre de vie, est ouvert dans le jugement. Le tribunal céleste examine minutieusement chaque cas, commençant par Adam, passant par chaque génération successive, et terminant par les vivants – GC 483.1. Par conséquent, le livre couvre l’histoire du monde entier – 9MR 7. Il ne peut donc pas commencer à la période du Nouveau Testament, comme on l’enseigne généralement.
Lire Apoc. 6:1-8.
Les couleurs blanc, roux, noir et livide dépeignent une progression de conditions qui empirent. De même, les symboles de la couronne, de l’épée, de la balance et de la mort indiquent que, par les actes des hommes, la terre est passée de bonne à mauvaise, puis à pire. Les chevaux dépeignent quelque chose de créé par Dieu mais dirigé (conduit) par l’homme. Ce doit être la terre, que Dieu a donnée à l’homme pour qu’il la domine.
Le premier sceau versets 1, 2
Il attire l’attention sur le premier groupe de personnes à être jugées en 1844, ceux qui vécurent au commencement de la race humaine.
Le cheval blanc – la terre dans un état pur, sans péché – PP 47.
Le cavalier – Adam – Gen. 1:26, 28
La couronne – l’autorité royale – Gen. 1:26.
L’arc – l’instrument par lequel Adam devait vaincre et peupler la terre. Il représente Ève. En harmonie avec ce symbolisme, les enfants sont comparés à des flèches. Ps. 127:4 ; Gen. 3:20. L’homme vainqueur devait habiter et peupler la terre – la soumettre.
Le deuxième sceau versets 3, 4
Il désigne la période pendant laquelle le meurtre et la guerre éclatèrent parmi les nations. Le roux est un symbole d’effusion de sang. Abel fut la première victime. Cette condition commença après Adam et Ève et atteignit son point culminant juste après le déluge et le désastre de Babel avec sa confusion des langues.
« Enlever la paix de la terre » implique qu’il y avait la paix avant l’époque du cheval roux. Cela prouve encore que le premier sceau a dû commencer avec Adam, lorsque la terre était pure et en paix. Il n’y avait pas de paix sur la terre à l’époque du Nouveau Testament
– l’époque que l’on enseigne généralement comme étant le commencement des sept sceaux.
Le troisième sceau versets 5, 6
Le troisième sceau révèle l’époque où l’humanité perdit presque entièrement la connaissance de Dieu ; l’époque où Dieu appela Abraham, Isaac, Jacob et Israël ; l’époque où les hommes introduisirent le commerce ; l’époque où la Bible fut introduite.
Le cheval noir – les ténèbres spirituelles – l’idolâtrie. C’est l’époque où la connaissance de Dieu fut presque effacée. Le récit révèle que seuls Abraham et Lot servaient Dieu.
La balance – le négoce, le mercantilisme, mené par les Phéniciens, les « abeilles affairées du monde antique ». Tyr et Sidon étaient les principaux centres du commerce – Ésa. 23:8.
Une mesure de blé pour un denier, le salaire d’une journée – Matth. 20:2, et trois mesures d’orge pour ce même salaire d’une journée. Ces symboles ont un lien très étroit avec la parabole de Matthieu 20. Le denier représente la vie éternelle, le salut. Seuls les êtres humains reçoivent le salut comme récompense d’un travail accompli ici sur la terre. La mesure de blé se rapporte à l’unique heure pendant laquelle les 144 000 et la GM travailleront – Matth. 20:6. Les trois mesures d’orge se rapportent aux trois heures pendant lesquelles les Juifs travaillèrent – Matth. 20:1-3. Remarquez que les 144 000 recevront la vie éternelle en premier : une mesure de blé est mentionnée en premier. Ainsi, conformément à la parabole, les derniers seront les premiers – Matth. 20:16.
Ne fais point de mal à l’huile et au vin. – Quel que soit le sens de ce symbole, il ne vient pas des hommes, mais de Dieu, car ce fut sa voix, au milieu des quatre êtres vivants autour du trône, qui donna l’ordre : « ne fais point de mal à l’huile et au vin ». L’huile est employée dans les Écritures comme symbole du Saint-Esprit – Ps. 45:7 ; Ésa. 61:1-3 ; Zacharie 4:12. Le vin est employé comme symbole du sang de Christ. Comme « l’âme de la chair est dans le sang », le vin dénote la vie éternelle, que l’on ne trouve que dans « l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ». « Les paroles que je vous ai dites, » dit Jésus, « sont esprit et vie » – Jean 6:63. Ainsi
l’ordre « ne fais point de mal à l’huile et au vin » dénote qu’il ne devait y avoir aucune entrave à la Bible, qui était en train d’être écrite à cette époque.
C’est pendant l’époque du cheval noir, le troisième sceau, lorsque Dieu appela Israël, que Moïse commença à écrire la Bible. Il était donc approprié que Dieu annonce la protection des Écritures.
Le quatrième sceau versets 7, 8
Ce sceau dévoile le commencement de la période du Nouveau Testament, de même que le troisième sceau a clos l’Ancien.
Le cheval livide, d’une couleur indéfinissable, désigne la même période que la bête indéfinissable
de Dan. 7:7, 8. C’est la période de l’ancien gouvernement romain, à l’apogée de l’idolâtrie. La couleur dénote un mélange de paganisme et de christianisme.
Le cavalier, la Mort, dénote la persécution. Rome fit mourir des milliers de personnes, en particulier des chrétiens.
Le quart de la terre. – Il fut permis à Rome de persécuter les chrétiens pendant un quart de l’âge de la terre. Après quoi, sa puissance devait décliner. La terre doit atteindre 6 000 ans. Pour en obtenir le quart, divisez 6 000 par quatre (6 000/4 = 1500). En partant de la crucifixion, en l’an 31 apr. J.-C., ajoutez 1500 pour arriver à 1530 apr. J.-C. – la date de la Confession d’Augsbourg, la séparation des luthériens d’avec le catholicisme.
Le cinquième sceau Apoc. 6:9-11
Les âmes sous l’autel sont les martyrs de la période précédente. Cela est prouvé par le fait qu’elles étaient déjà mortes lorsque le sceau fut ouvert.
Un autel signifie un renouvellement de la foi, de l’adoration et une réforme – Gen. 8:20 ; 12:8 ; 35:14. Il symbolise donc la Réforme protestante, qui amorça la chute de Rome et le commencement d’un renouveau spirituel, la restauration du vrai culte.
La question « jusques à quand… ? » et la réponse qu’il leur fut dit « de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu’à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux » prouvent que la persécution et le martyre du 4e sceau devaient chevaucher le cinquième sceau, et que le jugement ne devait pas commencer avant que la persécution n’ait complètement cessé. C’est-à-dire que, bien que la Réforme ait entraîné le déclin de la papauté, certains enfants de Dieu devaient encore subir le martyre pour leur foi jusqu’à la chute complète de la papauté. Alors le Jugement des morts commencerait.
Les robes blanches qui leur furent données montrent qu’ils furent jugés dignes de l’éternité.
Le sixième sceau Apoc. 6:12-17 ; 7
Le sixième sceau, la sixième période de temps, amène le grand jour de Dieu, la colère de l’Agneau.
Le tremblement de terre – Lisbonne, le 1er novembre 1755 (GC 304)
Le soleil, la lune – les 19 et 20 mai 1780 (GC 306)
La chute des étoiles – le 13 novembre 1833 (GC 333)
Ces signes des temps furent prédits en Matthieu 24:29 et mentionnés dans GC 304, 309, 333, 334. Ils présagent aussi les terreurs du « jour grand et redoutable » – Ésa. 34:1-8 ; Soph. 1:12-18
Le tremblement de terre – l’ébranlement, le criblage parmi les nations – Ésa. 30:27, 28 ; Nah. 2:3.
L’obscurcissement du soleil – la clôture de l’Évangile, la fin du temps de grâce – Amos 8:12 ; Ésa. 60:2.
Que la lune devienne comme du sang immédiatement après l’obscurcissement du soleil, refusant de refléter la lumière, serait un présage approprié du fait que l’Église a achevé son œuvre de salut et n’a plus besoin de refléter la lumière de l’Évangile.
La chute des étoiles évoque le grand et terrible jour du Seigneur – le jour où « les cieux passeront » (2 Pi. 3:10), le jour où toute leur armée se dissout, et où le diable et son armée, ainsi que les méchants dans l’Église et dans le monde, « tombe[nt], comme tombe la feuille de la vigne, comme tombe celle du figuier ». Ésa. 34:4.
Il y a un point culminant dans l’œuvre judiciaire en Apoc. 6:14-17. Les événements de ce passage mettent fin au règne du péché. Le fait que même les pécheurs eux-mêmes s’en rendent compte est une très bonne indication que, pendant le sixième sceau, le Jugement des morts se termine et que les préparatifs du Jugement des vivants commencent. C’est le « jour redoutable » pour les méchants. De plus, comme la première phase du Jugement passe avec le sixième chapitre de l’Apocalypse, la seconde phase commence avec le septième chapitre ; c’est-à-dire qu’elle commence avec le scellement des saints vivants, les prémices. C’est le « grand jour » pour les justes.
Le septième sceau Apoc. 8:1-5
Le silence d’une demi-heure est-il la seconde venue de Christ ?
Jésus est toujours dans le sanctuaire, représenté comme un Agneau à l’ouverture du septième sceau, ce qui indique qu’il intercède et plaide encore pendant cette période.
Les prières des saints sont offertes devant Dieu, ce qui indique que le temps de grâce est encore ouvert. Il n’y aura aucun besoin d’offrir des prières lors de la seconde venue.
L’ange jeta du feu, symbole du Saint-Esprit (Actes 2:1-4), sur la terre. Il n’y aura aucun besoin d’une effusion du Saint-Esprit lors de la seconde venue de Christ.
Les voix, les tonnerres et les éclairs montrent une reprise du Jugement.
Un silence d’une demi-heure pendant le Jugement implique une reprise du Jugement après le silence. Par conséquent, la demi-heure divise le jugement en deux sections – le Jugement des morts et le Jugement des vivants.
Que se passe-t-il pendant le silence d’une demi-heure ?
La purification de l’Église, Ézéch. 9. C’est le seul événement mentionné dans la Bible et les Témoignages qui explique que Jésus interrompe son œuvre de médiation.
Lire 5T 690 « Ceux qui exercent leur esprit à saisir tout ce dont ils peuvent se servir comme d’une patère pour y accrocher un doute, et qui suggèrent ces pensées à d’autres esprits, trouveront toujours l’occasion de douter. Ils remettront en question et critiqueront tout ce qui surgit dans le déploiement de la vérité ; ils critiqueront l’œuvre et la position des autres, ils critiqueront chaque branche de l’œuvre dans laquelle ils n’ont pas eux-mêmes une part. Ils se nourriront des erreurs, des méprises et des fautes des autres, “jusqu’à ce que, dit l’ange, le Seigneur Jésus se lève de son œuvre de médiation dans le sanctuaire céleste, se revête des vêtements de la vengeance et les surprenne à leur festin impie ; et ils se trouveront non préparés pour le souper des noces de l’Agneau.” Leur goût a été tellement perverti qu’ils seraient enclins à critiquer même la table du Seigneur dans son royaume. » {5T 689.2}
Ce passage doit s’accomplir pendant le temps de grâce parce qu’il mentionne « … le déploiement de la vérité… ». La vérité ne se déploie que tant que le temps de grâce dure encore. Il déclare aussi que « le Seigneur Jésus se lève de son œuvre de médiation… ». Cela indique qu’il interrompra son œuvre d’expiation.
Combien de temps dure le silence d’une demi-heure ?
Environ sept jours, une semaine.
En utilisant le temps prophétique, un jour pour une année, une année = 360 jours, un jour = 24 heures, et une heure prophétique fait 360 ÷ 24 = 15 jours. Par conséquent, une demi-heure fait 15 ÷ 2 = 7,5 jours, environ une semaine.
Conclusion : Cette étude a mis en lumière le jugement qui siège actuellement dans le sanctuaire céleste. Le tribunal céleste préside au cas de chaque génération successive et terminera par les vivants, d’abord dans l’Église adventiste du septième jour, puis dans le monde. Nous devrons tous rendre compte de la vie que nous menons, non pas physiquement, mais à travers les registres que les anges ont tenus. Puisse cette réalité solennelle nous pousser à la justice.
